Ce que le bailleur peut réellement vous retenir
La loi du 6 juillet 1989 impose au locataire de rendre le logement « en bon état de propreté ». Le bailleur ne peut pas vous facturer l'usure normale — une moquette défraîchie après six ans, une peinture jaunie — mais il peut retenir sur le dépôt de garantie le coût d'un nettoyage que vous n'avez pas fait.
Dans la pratique, la retenue est presque toujours calculée sur un devis d'entreprise, rarement sur le temps réel passé. C'est ce qui explique l'écart : un ménage que vous auriez fait faire pour 200 € vous est refacturé 400 € parce qu'il a été commandé dans l'urgence, après votre départ, sans que vous puissiez comparer.
L'intérêt de faire nettoyer avant l'état des lieux est donc autant financier que pratique : vous choisissez le prestataire, vous voyez le résultat, et vous n'avez plus à discuter d'un devis établi sans vous.
Les six points qui décident de l'état des lieux
Les agences parisiennes travaillent avec des grilles assez proches les unes des autres. Six postes reviennent systématiquement, et ce sont eux qui concentrent l'essentiel des retenues.
Les joints de salle de bain. Un joint noirci par la moisissure est le premier point relevé. C'est aussi le plus mal traité : frotter à l'éponge ne fait rien, la moisissure est dans l'épaisseur du silicone. Il faut un temps de pose d'un produit adapté, et parfois accepter qu'un joint trop attaqué relève du remplacement, pas du nettoyage.
La cuisine. Plaques, four, hotte et plan de travail. La graisse cuite ne part pas au dégraissant ménager : elle demande de la vapeur à haute température, qui la ramollit avant de l'essuyer.
Les traces sur les murs. Sur peinture mate blanche, un lessivage mal conduit laisse une auréole plus visible que la trace d'origine. Mieux vaut ne pas y toucher que mal s'y prendre.
Les vitres. Contrôlées à contre-jour, ce qui révèle les traces qu'on ne voit pas de face. Notre méthode à l'eau osmosée règle ce point : sans minéraux, l'eau sèche sans rien déposer.
Les sols. Un parquet demande un nettoyage à l'humide contrôlé, pas de l'eau. Un carrelage demande surtout un traitement des joints, qui grisent.
Les grilles de ventilation et les radiateurs. Oubliés par presque tout le monde, systématiquement regardés.
Ce que coûte un nettoyage de fin de bail
Les tarifs relevés à Paris en 2026 vont d'environ 100 à 150 € pour un studio, 150 à 300 € pour un deux-pièces et 250 à 500 € pour un trois-pièces. Au-delà, le prix suit la surface et l'état.
Ces fourchettes sont larges parce que deux logements de même surface ne demandent pas le même travail. Ce qui fait varier le prix, dans l'ordre : l'état de la cuisine, la présence de moisissure dans la salle de bain, le nombre de fenêtres, et le fait que le logement soit vide ou encore meublé.
Nous chiffrons sur photos et nous détaillons poste par poste. Un logement déjà vidé et régulièrement entretenu se traite vite ; un logement laissé en l'état après plusieurs années demande une remise en état, ce qui n'est pas le même métier ni le même prix. Nous le disons au devis.
Le bon moment pour intervenir
Après avoir vidé le logement, avant l'état des lieux. Cela paraît évident et c'est pourtant l'erreur la plus fréquente : faire nettoyer avec les meubles encore en place oblige à repasser derrière une fois qu'ils sont partis, parce que les traces au sol et sur les murs n'apparaissent qu'à ce moment-là.
Prévoyez au moins vingt-quatre heures entre l'intervention et l'état des lieux. Cela laisse le temps aux sols de sécher complètement et vous laisse une marge si un point doit être repris.
Nous intervenons sept jours sur sept, y compris le samedi et le dimanche, précisément parce que les déménagements se font en fin de semaine et que les états des lieux suivent de près.
