Elle commence par un diagnostic, pas par le générateur
L'ozone traite les odeurs, il ne retire pas la source. Une moquette imprégnée d'urine, un textile saturé de nicotine, une zone humide encore active continueront d'émettre une fois le traitement terminé.
Un prestataire sérieux identifie d'abord d'où vient l'odeur, dit ce qui doit être nettoyé ou retiré avant, et n'annonce l'ozone qu'ensuite. Celui qui propose l'ozone au téléphone sans rien avoir vu vend un traitement, pas un résultat.
Elle vous parle spontanément de sécurité
L'ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires ; l'ANSES le rappelle régulièrement dans ses avis sur les épurateurs d'air. Le traitement se fait donc en espace clos et vide : personne à l'intérieur, ni animaux ni plantes.
Une entreprise qui n'aborde pas ce point de sa propre initiative, ou qui vous laisse entendre que vous pouvez rester sur place, ne connaît pas son sujet. C'est le filtre le plus efficace.
Elle prévoit l'aération dans le temps d'intervention
Après le traitement, l'ozone se recombine naturellement en oxygène — mais cela prend du temps. Comptez environ deux heures pour un habitacle de voiture, davantage pour une pièce.
Ce délai fait partie de la prestation. Un prestataire qui vous rend les clés immédiatement après avoir coupé le générateur vous fait prendre un risque inutile.
Elle ne promet pas de désinfection
Les allégations biocides et virucides sont encadrées par le règlement européen 528/2012. Annoncer « élimine 99,9 % des virus » sur une prestation d'ozone est juridiquement exposé, et invérifiable dans les conditions réelles d'un appartement ou d'un habitacle.
Ce que l'ozone fait très bien, en revanche, c'est détruire les molécules odorantes. C'est déjà beaucoup, et cela se constate immédiatement.
À Paris : la contrainte du lieu clos
En appartement, le traitement suppose de quitter les lieux pendant sa durée, aération comprise. En copropriété, mieux vaut prévenir : l'odeur caractéristique de l'ozone peut se percevoir sur un palier.
Pour un véhicule, un parking souterrain fermé convient parfaitement — c'est même le cas le plus simple, et le plus fréquent à Paris.
