Ce qui est regardé en premier
Trois pièces concentrent l'essentiel de l'attention : la cuisine, la salle de bains et les sols. Dans la cuisine, le four et le réfrigérateur sont les deux points les plus systématiquement vérifiés, et les deux les plus souvent laissés en l'état par le locataire sortant. Le four, en particulier, demande du temps de pose et non de la force.
Dans la salle de bains, ce sont les joints, la robinetterie entartrée et la paroi de douche. L'eau francilienne est calcaire : un dépôt s'installe en quelques mois et se dissout avec un détartrant adapté et de la patience, pas avec un abrasif qui rayera la paroi.
Pour les sols, l'attention porte sur les plinthes et les angles, qui sont les endroits que personne ne fait et que tout le monde regarde.
Ce que l'on ne pense pas à faire
Les intérieurs de placards et de rangements, vidés — c'est le seul moment où ils le sont. Les gorges et les rails de fenêtres, où la poussière de ville s'accumule. Les grilles de ventilation, souvent complètement obstruées. Les interrupteurs et les poignées, qui gardent la marque des mains. Le dessus des portes et des huisseries. L'intérieur de la hotte de cuisine, s'il y en a une.
Et les surfaces que les meubles masquaient : derrière et sous le réfrigérateur, derrière la machine à laver, le long des murs sous les meubles. Un logement meublé ne permet pas de les atteindre ; un logement vide, oui, et c'est précisément pour cela que le nettoyage de sortie se fait après le déménagement et pas avant.
La distinction qui compte : propreté et usure
Un bailleur peut retenir sur le dépôt de garantie pour un défaut de propreté. L'usure normale, elle, ne peut pas lui être imputée au locataire : un parquet patiné par dix ans d'usage, une peinture ternie, un joint définitivement coloré relèvent de la vétusté et non du ménage.
Cette distinction se perd dans la discussion si rien ne la documente. C'est pourquoi nous vous remettons le détail de ce qui a été fait, et pourquoi nous vous disons avant de commencer ce qui ne se rattrapera pas. Il vaut mieux le savoir avant l'état des lieux que de le découvrir pendant.
Ce qui ne se rattrape pas, le plus souvent : un joint de silicone noirci en profondeur, qui se remplace et ne se nettoie pas ; une paroi de douche attaquée par des années de calcaire ; un parquet gondolé par l'eau ; un revêtement brûlé ou entaillé.
Quand le faire, et combien de temps prévoir
Après le déménagement complet, avant l'état des lieux, avec au moins un jour de marge. Un logement nettoyé la veille au soir et visité le matin est le bon enchaînement ; le même jour est risqué, parce que les sols doivent sécher et que le four demande du temps.
Comptez deux à trois heures pour un studio ou un deux-pièces, une demi-journée pour un trois ou quatre-pièces vide. Le devis est ferme : s'il faut plus de temps que prévu, c'est notre affaire. En revanche nous vous disons à l'avance si la surface demande deux intervenants.
Vos questions
Un nettoyage professionnel évite-t-il la retenue sur le dépôt de garantie ?
Il supprime le motif le plus fréquent, qui est la propreté. Il ne couvre pas l'usure ni les dégradations, qui relèvent d'une autre discussion avec le bailleur. Le détail écrit de ce qui a été fait est utile si l'état des lieux est contesté.
Faut-il être présent pendant l'intervention ?
Non, dès lors que l'accès est réglé : clé confiée, boîte à clés ou code. Beaucoup de nos interventions de sortie se font en l'absence du locataire, qui a déjà déménagé. Nous vous envoyons les photos du logement terminé si vous le souhaitez.
Nettoyez-vous aussi les vitres à cette occasion ?
Oui, intérieur et extérieur quand la menuiserie le permet, encadrements et gorges comprises. C'est un point régulièrement relevé dans un état des lieux, et c'est beaucoup plus simple à faire dans un logement vide.